J’utilise Parallels Desktop depuis ses toutes premières versions, bien avant l’arrivée des Mac Intel. À l’époque, mon Mac était un Mac Pro bi-Xeon. Près de vingt ans plus tard, je continue à utiliser Parallels sur mon MacBook Pro équipé d’une puce Apple Silicon.
Entre-temps, j’ai changé de Mac, de processeur, de version de Windows et de version de Parallels. Mais je n’ai jamais vraiment changé de solution de virtualisation.
Aujourd’hui, j’utilise même deux environnements Parallels différents : Parallels Desktop 26.4 sur mon MacBook Pro M1 Max avec Windows 11 ARM, et Parallels Desktop 19 sur un ancien MacBook Pro Core i9 pour conserver des environnements Windows 10 et Windows 11 x86.
Alors, après toutes ces années, est-ce que je recommande encore Parallels Desktop ?
Oui. Et voici pourquoi.
Pourquoi ai-je encore besoin de Windows sur un Mac ?
Je suis développeur logiciel et web et je travaille principalement sur Mac.
Pourtant, Windows reste encore indispensable dans mon activité professionnelle.
Certains de mes outils de développement ou environnements clients sont historiquement liés à Windows. C’est notamment le cas de :
- Visual Studio ;
- SQL Server ;
- Microsoft Access ;
- IIS ;
- et, plus généralement, de certains logiciels ou environnements professionnels Windows.
Je pourrais évidemment avoir un PC Windows à côté de mon Mac.
Mais pour mon utilisation, ce serait assez peu pratique.
J’aime pouvoir travailler principalement dans mon environnement macOS tout en ayant accès, lorsque j’en ai besoin, à mes applications Windows.
C’est précisément là que Parallels devient intéressant.
Parallels Desktop : Windows sans avoir l’impression de changer d’ordinateur
Le principe de Parallels Desktop est relativement simple : Windows fonctionne dans une machine virtuelle sur le Mac.
Mais ce qui m’intéresse vraiment n’est pas seulement la virtualisation en elle-même.
C’est la manière dont Parallels l’intègre à macOS.
Le mode Coherence : probablement ma fonctionnalité préférée
Le mode Coherence est l’une des raisons pour lesquelles je suis resté fidèle à Parallels pendant toutes ces années.
Plutôt que d’avoir un gros bureau Windows affiché dans une fenêtre, les applications Windows peuvent apparaître directement parmi les applications Mac.
Je peux donc avoir, par exemple :
- Visual Studio ;
- SQL Server Management Studio ;
- Microsoft Access ;
à côté de mes applications macOS habituelles.
Pour moi, c’est beaucoup plus naturel que de devoir constamment basculer entre deux ordinateurs ou deux systèmes d’exploitation.
Windows devient presque transparent.
Et c’est probablement la meilleure façon de résumer mon expérience avec Parallels.
Mon expérience de Parallels au fil des années
Ce qui m’a frappé avec Parallels, c’est sa capacité à évoluer avec le matériel Apple.
J’ai commencé avec Parallels sur un Mac Pro équipé de processeurs Xeon, puis j’ai continué sur différents Mac Intel.
Aujourd’hui, mon environnement principal est un MacBook Pro M1 Max avec 64 Go de RAM et 4 To de SSD, sous macOS Ventura.
Et Windows fonctionne désormais sur une architecture complètement différente : Windows 11 ARM sur Apple Silicon.
C’est probablement l’évolution la plus importante que j’ai connue depuis que j’utilise Parallels.
Et pourtant, dans mon utilisation quotidienne, le passage au M1 Max s’est fait de manière assez naturelle.
Windows 11 ARM sur mon MacBook Pro M1 Max
Sur mon MacBook Pro M1 Max, j’utilise actuellement Parallels Desktop 26.4 avec Windows 11 ARM.
Pour mon usage professionnel, je trouve l’ensemble particulièrement efficace.
Mon objectif n’est évidemment pas de faire tourner des jeux 3D ultra exigeants ou des applications de CAO complexes.
Mon utilisation est essentiellement orientée :
- développement logiciel ;
- bases de données ;
- serveurs de développement ;
- outils professionnels Windows ;
- tests.
Et pour cela, les performances sont largement suffisantes.
Le passage d’un Mac Intel à un Mac Apple Silicon ne m’a donc pas donné envie de revenir à une machine Windows physique.
Au contraire.
J’utilise également encore un Mac Intel
Je conserve par ailleurs un MacBook Pro Core i9 équipé de Parallels Desktop 19.
Il me permet notamment de conserver des environnements Windows 10 et Windows 11 Intel.
C’est assez pratique lorsque je dois retrouver un environnement particulier ou travailler avec des logiciels qui nécessitent encore l’architecture x86.
Cela me permet également de conserver certains anciens environnements de développement sans avoir à maintenir plusieurs PC physiques.
Ce que j’aime vraiment dans Parallels Desktop
Après autant d’années d’utilisation, je peux assez facilement identifier les trois qualités qui comptent le plus pour moi.
1. Une intégration avec macOS remarquable
C’est pour moi le principal avantage.
Le mode Coherence permet d’utiliser les applications Windows presque comme si elles étaient des applications Mac.
Les échanges de fichiers, le copier-coller et l’intégration générale entre les deux environnements rendent la frontière entre macOS et Windows assez peu visible.
Pour quelqu’un qui travaille principalement sur Mac mais qui a besoin de Windows régulièrement, c’est extrêmement confortable.
2. Une très bonne fiabilité
C’est peut-être moins spectaculaire qu’une fonctionnalité à la mode, mais c’est probablement encore plus important.
Parallels est fiable.
En près de vingt ans d’utilisation, j’ai rencontré évidemment quelques problèmes, comme avec n’importe quel logiciel aussi complexe.
Mais j’ai surtout retenu une chose : mes machines virtuelles fonctionnent.
Je n’ai que très rarement rencontré des plantages importants et je n’ai jamais eu l’impression de devoir constamment « réparer » mes machines virtuelles.
Pour mon activité professionnelle, cette fiabilité compte énormément.
Je préfère largement une solution qui fonctionne de manière prévisible plutôt qu’une solution théoriquement plus performante mais plus fragile.
3. Des performances largement suffisantes pour mon usage
Je ne vais pas prétendre que Parallels transforme un Mac en station de travail Windows dédiée.
Ce n’est d’ailleurs pas ce que je lui demande.
Je ne fais pas de rendu 3D, de CAO ou de calculs graphiques particulièrement lourds.
Mon utilisation est principalement orientée développement.
Avec mon MacBook Pro M1 Max et ses 64 Go de mémoire, je peux donc faire fonctionner Windows avec mes outils de développement tout en conservant un environnement macOS confortable.
Pour ce type d’utilisation, les performances me conviennent parfaitement.
Ce que j’aime moins dans Parallels Desktop
Une fiche de recommandation honnête doit aussi parler des défauts.
Et Parallels n’est pas parfait.
La mémoire disponible dans l’édition Standard
C’est un point qui peut devenir important pour un développeur.
Les machines virtuelles ont besoin de mémoire, et Windows lui-même peut rapidement devenir gourmand lorsque l’on commence à faire fonctionner Visual Studio, SQL Server, IIS et plusieurs autres services simultanément.
L’édition Standard impose davantage de limites sur les ressources que l’on peut attribuer à une machine virtuelle.
Pour une utilisation légère, cela ne pose probablement pas de problème.
Mais pour mon usage professionnel, j’ai rapidement trouvé ces limites contraignantes.
C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles j’utilise l’édition Pro.
L’abonnement Pro
Et là, je vais être clair : je ne suis pas particulièrement fan des abonnements logiciels.
Pourtant, dans le cas de Parallels, je continue à payer l’abonnement Pro.
Pourquoi ?
Principalement parce que j’ai besoin de pouvoir attribuer davantage de ressources à mes machines virtuelles.
Pour mon activité professionnelle, le coût reste donc acceptable compte tenu du temps que je gagne et du confort de travail obtenu.
Mais si vous utilisez Windows seulement quelques fois par mois pour lancer une petite application, je pense que la question du prix mérite d’être posée.
Parallels Toolbox : personnellement, je m’en passe
L’abonnement Parallels inclut également Parallels Toolbox, un ensemble de petits utilitaires.
Personnellement, je ne l’utilise quasiment pas.
Ce n’est donc pas une fonctionnalité qui entre dans ma décision de continuer à utiliser Parallels.
Je préférerais personnellement que le produit soit proposé avec une tarification plus simple, centrée uniquement sur Parallels Desktop.
Et par rapport à un PC Windows ?
C’est probablement la question que l’on peut se poser.
Pourquoi ne pas simplement acheter un PC Windows ?
Pour moi, la réponse est avant tout une question de workflow.
Je travaille principalement sous macOS.
Mon environnement de développement, mes fichiers, mes outils et mes habitudes sont sur Mac.
Avoir un PC Windows séparé m’obligerait à jongler entre deux machines.
Avec Parallels, je garde mon environnement principal sur le Mac et je lance Windows uniquement lorsque j’en ai besoin.
Pour mon utilisation, c’est beaucoup plus pratique.
Et Boot Camp ?
Sur les anciens Mac Intel, Boot Camp constituait une excellente alternative.
Il permettait d’installer Windows directement sur le Mac et de démarrer soit sous macOS, soit sous Windows.
Mais il fallait redémarrer la machine pour changer de système.
Ce n’est pas du tout la même expérience que Parallels.
Et surtout, avec les Mac équipés de puces Apple Silicon comme mon M1 Max, Boot Camp n’est plus une option pour installer Windows de la même manière.
La virtualisation est donc devenue particulièrement intéressante pour les utilisateurs de Mac Apple Silicon qui ont besoin de Windows.
Pour qui est-ce que je recommande Parallels Desktop ?
Après près de vingt ans d’utilisation, je le recommande particulièrement à plusieurs catégories d’utilisateurs.
Les développeurs
C’est probablement le cas d’utilisation qui me concerne le plus.
Si vous développez sur Mac mais devez régulièrement utiliser :
- Visual Studio ;
- SQL Server ;
- IIS ;
- des outils Windows ;
- ou des environnements de test Windows ;
Parallels est particulièrement intéressant.
Les professionnels utilisant un logiciel Windows
Si votre entreprise utilise un logiciel métier qui n’existe que sous Windows, Parallels peut vous éviter d’avoir un deuxième ordinateur.
Les utilisateurs Mac qui ont occasionnellement besoin de Windows
Même pour une utilisation moins intensive, pouvoir lancer Windows ponctuellement sans quitter son environnement Mac est très confortable.
Et pour qui je ne le recommande pas forcément ?
Je ne choisirais pas Parallels uniquement pour faire tourner des applications Windows très gourmandes en 3D ou certains jeux exigeants.
Ce n’est pas le type d’utilisation que je pratique et ce n’est donc pas sur ce terrain que je peux prétendre avoir une expérience significative.
De la même manière, si vous avez besoin de Windows huit heures par jour et que votre activité est exclusivement Windows, un véritable PC Windows reste probablement plus logique.
Parallels prend tout son sens lorsque le Mac reste votre environnement principal.
Mon verdict après près de 20 ans
4,5 / 5
Après avoir utilisé Parallels depuis ses premières versions, sur des Mac très différents et désormais sur Apple Silicon, je continue à le considérer comme la solution la plus naturelle pour utiliser Windows sur un Mac.
Ce n’est certainement pas la solution la moins chère.
L’abonnement Pro peut également être difficile à justifier pour une utilisation occasionnelle.
Mais dans mon cas, les avantages sont largement supérieurs à ces inconvénients.
La transparence du mode Coherence, la fiabilité et les performances pour mon usage professionnel sont les trois raisons principales pour lesquelles je continue à l’utiliser.
Et surtout, après près de vingt ans, je n’ai toujours pas trouvé de raison suffisamment importante pour changer.
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Mon conseil avant de vous lancer
Si vous êtes développeur ou utilisateur professionnel, je vous conseille de regarder attentivement les différences entre les éditions Standard et Pro avant de choisir votre abonnement.
Dans mon cas, c’est clairement la possibilité d’allouer davantage de ressources à mes machines virtuelles qui justifie le choix de la version Pro.
Pour une utilisation plus occasionnelle, la version Standard peut parfaitement suffire.
Dernière mise à jour
Fiche mise à jour en septembre 2026. Mon expérience et mes recommandations sont basées sur mon utilisation personnelle de Parallels Desktop et ne constituent pas un test exhaustif de toutes les fonctionnalités du produit.